De la naissance des évangiles
Roselyne Dupont-Roc
Jésus de Nazareth n’a pas laissé d’écrit ; il n’a pas non plus fondé une institution qui porte et pérennise la diffusion de son message. Les Douze, que l’on appellera plus tard apôtres, représentaient à ses yeux les douze tribus d’Israël, le peuple dont il voulait raviver la foi en lui rappelant l’immense miséricorde de Dieu. Mais, lors de sa mort en croix, atroce et honteuse, tous, sauf quelques femmes, l’avaient abandonné. Un échec à vue humaine. Rien ne laissait prévoir que, moins de cent cinquante ans plus tard, la foi en Jésus, Christ, Fils de Dieu, crucifié et ressuscité, rassemblerait dans l’immense Empire romain une poussière de petites Églises bien vivantes, prêtes à affronter et à dépasser la persécution violente qui allait s’abattre sur elles à partir du règne de Dèce en 250. Que s’est-il passé ? Et d’abord quels documents avons-nous permettant d’en juger ?
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