La vraie question, c’est d’être vivant avant la mort
J’ai toujours été impressionné par la façon dont saint François s’est préparé à la mort. Lorsque le médecin lui annonça son mal incurable, tout joyeux il prononça ses mots : « Ma sœur la mort, sois la bienvenue. » Il voulut célébrer et même théâtraliser sa mort.
François se fit étendre nu sur la terre nue, demanda du pain, le bénit, le rompit et en donna à ses frères. Puis il se fit apporter l’Évangéliaire et lut le passage de la dernière Cène. Le frère Élie fut édifié mais en même temps affolé : « Que vont penser les gens ? Comment peut-il montrer une si grande joie alors qu’il va trépasser ? Ne faudrait-il pas penser à la mort, joindre les mains et prendre un air plus pieux ? » (LP 64) Bien sûr, je ne suis pas saint François et je suis loin de son radicalisme. Mais je voudrais me mettre en chemin à sa suite afin de pouvoir, comme lui, accueillir la mort comme une sœur.
Réservé aux abonnés
La suite de notre article est réservée aux abonnés. Si vous souhaitez en savoir plus sur nos publications et nos Cahiers, n’hésitez pas à prendre connaissance de nos formules d’abonnement !