Vaincre en s’abaissant (Philippiens 2,1-13)

Décembre ouvre l’Avent. Un temps où la longueur et la profondeur de la nuit ne peuvent éclipser la joie des luminaires éphémères de Noël. Le contraste rappelle la nuit au cœur de laquelle « un cri s’est fait entendre ». Dans la plus grande humilité, le dénuement et le rejet, un jeune couple accueillit un fils, promis à une trajectoire singulière : Jésus de Nazareth. D’aucuns dirent de lui qu’il « méprisa la honte » (He 12,2). La formule pourrait tisser le fil rouge de sa vie telle que les textes du Nouveau Testament en rendent compte. Dans l’un de ses textes les plus célèbres, en Philippiens 2,5-11, l’apôtre Paul s’inspire de sa mort sur une croix pour désigner ce que la théologie désigne comme la « kénose du Christ ». Un concept qui traduit le verbe grec « kenoô », utilisé en Philippiens 2,7 pour exprimer que Jésus « s’est vidé lui-même ». Dans le contexte, on comprend qu’il ne s’agit pas seulement d’un hymne au Christ dont la visée serait la louange, mais d’une invitation à un nouveau paradigme du vivre ensemble.

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